Mon auto-hypnose : Le Mandala

Il est très simple pour moi d’imaginer créer un mandala comme étant un travail thérapeutique.

Dessiner un mandala me demande entre huit et vingt heures étalées sur plusieurs jours, c’est donc comme plusieurs séances d’hypnose.

Un blocage, un comportement gênant, une envie de changement ou tout simplement me connecter à ma créativité et hop ! Je sors les feutres, les crayons, le compas, la règle, le papier.

Le travail thérapeutique peut commencer maintenant.

Tandis que je me mets devant une feuille blanche, pique le centre de cette dernière, trace le premier cercle, tire les premières lignes, je sens une profonde relaxation s’installer en moi.

En même temps que j’imagine les motifs et que je sors mon feutre tandis que je choisis les couleurs, je suis attentive au rythme de ma respiration qui ralentie.

De plus en plus focalisée sur ma feuille, je vois autour de moi tout ce dont j’ai besoin ce qui entraine le début de la structure du dessin et une amplification de ma créativité.

Un peu comme on pourrait imaginer l’induction d’une transe hypnotique.

Je me laisse complétement envahir par cette sensation de bien-être en gardant en tête que le but de ce travail est de me délester de blocage ou de comportements limitants pour en finalité me sentir à l’aise, à ma place en ayant transformé quelque chose de négatif en quelque chose de positif.

Ces dessins sont pour moi, un travail d’auto-guérison.

Il va sans dire que comme en séance d’hypnose, pendant la création de ce dessin il va y avoir des moments de doutes, des agacements, des émotions de toutes sortes, des blocages parfois.

Mais dans cet état de conscience modifiée que nous connaissons sous hypnose, il est simple de passer au-dessus des obstacles, d’avancer sereinement vers son objectif.

Il y a une grande satisfaction et fierté de voir se construire une nouvelle suite de formes et de couleurs au fur et à mesure que je trace de nouveaux cercles.

A ce moment là du dessin et du travail intérieur qui s’effectue, il y a comme des ajustements, des ajouts de petits détails comme des petits blocages internes que je déposerais sur le papier.

J’y saupoudre différentes encres de Chine, j’ajoute de l’or et des paillettes pour jouer avec la lumière.

Dans cet état je suis comme un enfant créatif, sans peur, qui se laisse totalement aller à son intuition. Un peu comme on peut l’être dans le cabinet de son accompagnant.

Tant que je ne sens pas en moi une légèreté, un sentiment d’accomplissement qui se traduit dans mon corps par un grand calme c’est que le travail et le dessin ne sont pas terminés.  Alors je vais puiser en moi les ressources nécessaires à l’achèvement de ce travail.

 A plusieurs reprises, je fais des pauses, le regarde sous différents points de vue. Ce qui me permet de consolider ces différents ajustements un peu comme on pourrait imaginer cimenter un mur.

Qu’il est bon de sentir la confiance, la créativité et la sérénité s’installer. On y est ! Je me sens bien, à l’aise, en confiance, complétement relâchée signe que ce dessin et le travail sont totalement achevés.

Il est temps de retrouver un état de conscience plus ordinaire, de revenir au présent, bien dans mon corps pour aller faire encadrer cette œuvre et continuer mon chemin en toute sérénité.  

Elodie Gehlé, Hypnotherapeute